Tout chasseur comme tout autre usager de la nature a des droits mais également des devoirs. Face à certains conflits d’usage, revenons sur les règles de bonnes pratiques permettant de concilier les différents loisirs pratiqués dans l’espace rural.

  1. Parce que la chasse s’exerce dans la nature, qu’elle est symbole de liberté, certains l’imaginent anarchique et dépourvue de règles.
  1. Parce qu’elle utilise des armes, qu’elle prélève sur une ressource naturelle et s’exerce sur des propriétés aux usages partagés, la chasse est certainement et de longue date, un des loisirs les plus encadrés de France.
  1. Loi et textes réglementaires encadrent la chasse comme toute activité humaine. Nul ne peut chasser en France sans être en possession d’un permis de chasser validé pour l’année en cours, et d’un droit de chasse sur un territoire autorisé.
  2. Temps de chasse, mode de chasse, espèces chassables et protégées, prélèvements quantitatifs et qualitatifs, armes et munitions, sécurité, permis de chasser, territoire de chasse et sanctions pénales souvent lourdes, rien n’échappe à la vigilance du législateur, de l’administration… ou des chasseurs eux-mêmes, soucieux de l’image qu’ils veulent donner d’eux à la société et de la pérennité du gibier.
  1. Forte de plus d’un million de pratiquants, véritable observateurs de terrains, d’un réseau fédéral de 95 représentations départementales représentants quelques 1500 salariés dont une part importante de scientifiques, d’un établissement public (l’ONCFS) chargé de l’expertise scientifique et de la police de la chasse, l’organisation de la chasse en France est unique au monde.
  2. Partager la nature en bonne intelligence, c’est possible.Afin de faciliter le partage des lieux, il convient de mettre en place des prescriptions pour concilier les différentes pratiques. Parmi ces dernières, le panneautage du périmètre chassé permet de prévenir les autres usagers de la nature d’une action en cours en particulier lors d’une battue. Ces panneaux doivent être retirés dès la fin de la battue.Quelques indélicats vandalisent notre panneautage en les arrachant ou en les jetant à travers bois. Ceci au détriment de la sécurité mise en place par les chasseurs.
  3. Divagation du chien. Concernant les chiens, là encore, souvent des incompréhensions s’expriment sur le fait de voir des chiens non tenus en laisse sur les territoires chassés. Il est interdit de laisser divaguer les chiens dans des terres cultivées ou non… ainsi que dans les marais et sur le bord des cours d’eau, ou étangs.Du 15 Avril au 30 Juin, période de vulnérabilité particulière de la faune sauvage (reproduction), l’arrêté interdit la promenade des chiens non tenus en laisse dans les bois et forêts en dehors des allées forestières. L’arrêté précité interdit seulement la divagation des chiens dans les lieux mentionnés ci-dessus.Est considéré comme en état de divagation, tout chien qui, en dehors d’une action de chasse ou de garde d’un troupeau n’est plus sous la surveillance de son maître, et se trouve hors de portée de voix ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qui est éloigné de plus de 100 mètres de son responsable.
  4. Le respect des biens des chasseurs. Toute dégradation du territoire ou de matériel, (miradors, huttes ou autres…) conduit à une sanction. Le code de l’environnement prévoit « qu’est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe, le fait, par des actes d’obstruction concertés, d’empêcher le déroulement d’un ou plusieurs actes de chasse ».

 

Le secrétaire de la Saint-Hubert de Lèves

Monsieur PEPINEAU Philippe

Source d’informations : l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), la fédération nationale des chasseurs et la revue nationale de la chasse

Contacts :

sthubertleves@gmail.com

philippe.pepineau@gmail.com

 

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